littlebigman a écrit:Pour être précis, on ne peut avoir qu'une seule Entreprise individuelle, puisque EI = individu
Faux. Vous ne connaissez aucun entrepreneur qui est chef de plusieurs entreprises? EI = individu, certes. Mais plusieurs EI peuvent être égales au même individu.
littlebigman a écrit:... d'où le succès du régime micro-social de l'AE, qui n'impose pas de cotisation minimale.
Pour des petits boulots, le niveau des cotisations sociales est tout simplement trop important et décourage d'embaucher ou de se mettre à son compte selon le régime du droit commun (pas AE, donc)... ce qui mène les gouvernements depuis vingt ans à compenser ça par des allègements de cotisations à hauteur de plusieurs dizaines de milliards d'euro (avec les classiques effets d''aubaine qui vont avec, cf. article du Canard enchaîné de la semaine dernières sur les cabinets spécialisés dans le conseil aux entreprises pour obtenir le maximum d'aides publiques). De l'art de se créer des problèmes artificiels
N'hésitez pas à nous faire profiter de vos trouvailles sur le net et ailleurs : ce forum sert aussi à cela, tant que le sujet reste celui abordé en ces murs.
Le statut AE prend effectivement son sens pour les petits boulots dont vous parlez. Il est vrai que les petits CA et revenus sont pénalisés par le montant des charges sociales et autres impôts. J'ai beau avoir un niveau pitoyable en terme de fiscalité, c'est franchement évident. Pourquoi prendre d'un côté pour redonner de l'autre (et vice-versa) au risque de créer des inégalités (le statut AE prend également beaucoup de sens ici) ? Je me demande pourquoi on ne réforme pas le système de façon à ne plus cotiser en N-2 mais N+1 : ne rien payer la 1ère année afin de pouvoir constituer une trésorie décente et ne pas être asphyxié d'entrée de jeu.
Je sais que ce sujet a déjà été abordé de nombreuses fois ici mais même en tentant d'imaginer le manque à gagner de la période de transition due à la mise en place d'une telle réforme, je la jouerai "facile" en argumentant du fait que l'on sait trouver des milliards d'€ lorsqu'il le faut.
@Littlebigman : l'exemple du Royaume-Uni m'effraie quelque peu je dois le dire..
soso33 a écrit:En reprenant les chiffres de Soso33 et les montants de cotisations du RSI, j'aboutis à ces chiffres : pour un CA (vente + presta) de 13.670, j'aboutis à montant de prélèvements (CS + CSG/CRDS) de 6.563, soit un taux de 48,01%.
En utilisant l'outil de calcul "officiel" et la base des Artisans 2010, la CSG/CRDS calculée sur le net et non le brut, j'atteins un résultat de 6322€.
Christian a écrit: soso33 a écrit: Je croyais lire partout qu'on avait entre 45 et 46 % de charges Rsi !
Ah bon ? Mais où ça partout ?
La formule est donnée par le RSI et pour ceux qui ne gagnent pas beaucoup, ça peut facilement taquiner le 60 %. Ce fut le cas pour moi.
Où est la justice dans tout cela ?
Il y a effectivement "abus" et "manque de précisions" : 45,20% pour un Commerçant et 46,20% pour un Artisan sont le résultat de l'addition des taux de charges. Nous avons expliqué plus haut qu'un revenu en deça de 40% du plafond de la S.S générera un taux global de charges sociales sensiblement plus important. Cette formulation est donc réductrice.
La justice? Il faudrait poser la question au gouvernement. On peut aussi se demander (mais vous l'avez fait, Christian, dans le sujet intitulé "plus je déclare, moins je paie" pourquoi les charges cessent d'être proportionnelles une fois le plafond de la S.S atteint.
soso33 a écrit:Et justement, cela m'amène à une autre question : Artisan ou commerçant ?
Sur les charges il y a une différence de 1.1 % semble t il ; mais la question n'est pas là .
C'est l'activité principale qui détermine la catégorie de rattachement en cas d'activités multiples. Lors de la déclaration de création il convient donc de définir avec précision celles-ci.
soso33 a écrit:En AE, Je voudrai bénéficier de la formation continue ou je sais pas comment appeler ça : Stages proposés
par la chambre des métiers, y aurai je droit avec mon statut d'AE ?
A vérifier, mais sans immatriculation au RM, pas de formation professionnelle, du moins pas de prise en charge. J'en déduis que c'est idem pour les commerçant qui n'en sont pas non plus redevables.
Sachant qu'à compter du 1er avril les AE relevant de la CMA ont l'obligation de s'immatriculer mais ne devraient régler aucun frais durant 3 ans, doit-on comprendre que l'accès à la prise en charge sera ouvert dans 3 ans?
Permettez-moi enfin de prendre le temps de sincèrement vous remercier, vous les "habitués" du forum, qui lui donner régulièrement vie



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