Bonsoir Littlebigman,
Nous gonflons artificiellement les pages avec toutes ces citations !
littlebigman a écrit:Je ne comprends toujours pas : l'AE fonctionne au forfait (cotisations ventes = 12% du CA)... et la micro-BIC/BNC fonctionne également au forfait (cotisations ventes = basées sur le bénéfice calculé par abattement de 71%).
La distinction micro-social/microBIC/BNC ne repose donc pas sur le principe du régime socio-fiscal : assiette calculée automatiquement par un pourcentage (micro) vs. assiette calculée par déduction de toutes les dépenses légalement déduisibles du chiffre d'affaires (réel).
Une fois l'abattement effectué, les charges micro sont calculées exactement de la même façon que pour les autres régimes (ventilation des risques, taux identiques...). On ne peut donc parler que
d'abattement forfaitaire.
Socio-fiscal? On complique là

Au contraire : sous le régime du réel, la déduction des charges du CA est effectué...ben au réel. Pour les micro entreprise il est...ben forfaitaire, mais le schéma est strictement identique.
Seul l'AE se démarque avec la ponction directement sur le CA, sans ventilation. Je pense que nous expliquons la même chose, à une nuance près. De taille, certes, puisqu'une micro entreprise ne peut par exemple afficher un déficit; mais les taux sont identiques, la base minimale appliquée de même.
littlebigman a écrit:Mettons qu'un salarié démissionne ou perde son emploi, puis démarre une activité en tant qu'AE mais ne gagne pas un centime : au bout de combien de temps va-t-il cesser d'être pris en charge par l'Assurance-maladie?
Vous entendez par "assurance maladie" la Sécurité Sociale du régime général? Si l'assuré en question démissionne, pas d'allocations chômage. Donc, dès son activité créée il dépend du régime indépendant.
Si en revanche des allocations chômage lui sont versées, il reste bénéficiaire de la couverture de la CPAM jusqu'à extinction des droits Pôle Emploi. A partir de cette date, ses droits sont repris par le régime indépendant.
littlebigman a écrit:"Nul n'est censé ignorer la loi" : vu l'inflation législative dans tous les domaines, en pratique, même les professionnels ne sont pas forcément toujours au courant... alors a fortiori, il est illusoire de s'attendre à ce que des débutants le soient.
Et Internet foisonne d'informations fausses, ou qui étaient vraies à une époque mais ne sont plus d'actualité (encore faut-il le savoir...)
Il est vrai que j'ai toujours rigolé en entendant cette maxime. On devrait donc offrir le duo code civil/code pénal à l'école et prodiguer gracieusement les mises à jour.
Sans entrer dans les détails, le principe des charges TNS et les processus qui entourent la création d'entreprise sont assimilables en un rien de temps. A titre de comparaison, la fiscalité propre aux entreprises ou aux sociétés me paraît bien plus pointue.
J'entendais par là que j'ai du mal à comprendre qu'on puisse se lancer dans la création d'entreprise sans se documenter au maximum. Quoiqu'on dise sur le temps d'attente au RSI, etc....les portes sont ouvertes et des rendez-vous sont proposés gracieusement par les conseillers, même à domicile! Toute une palette de documentation est disponible (encore une fois gratuitement).
Les modes de pensées obsolètes
("je travaille et n'ai pas le temps pour la paperasse") ne sont plus de mise. Les temps ont changé la gestion administrative représente aujourd'hui une part non négligeable de la bonne marche d'une entreprise.
L'indépendance se mérite et n'est pas à la portée de tout le monde, telle est la réalité. Attention, je ne parle pas d'élite, mais de conscience et de responsabilités nécessaires et indispensables. Et rien à voir avec la culture non plus. Je reçois toute sorte de public, du Bac+6 au titulaire du certificat d'étude, voire parfois des personnes ayant du mal à lire ou écrire, et parmi cette frange représentative de la population on trouve à chaque palier de bons gestionnaires.
J'insiste sur l'information, tant du point de vue du salarié RSI/URSSAF, etc...que de celui de l'assuré : une bonne information est vitale.
littlebigman a écrit:En même temps, rien de plus simple que d'enregistrer une entreprise : l'important, c'est la pérénité de l'entreprise, le solde à la fin de l'année (création - cessations).
Si c'est pour que la personne se retrouve un an ou deux après avec des dettes à rembourser pendant des années, je doute que le pays y gagne économiquement. L'AE, c'est surtout de la com', un coup politique et un moyen de légaliser une partie du travail au noir. On verra dans dix ans...
Je vous rejoins sur ce point, mais rien de nouveau dans les effets de manche de nos élus...Le concept apparaît malgré tout comme "révolutionnaire" car pour la 1ère fois on peut devenir entrepreneur de manière ultra simplifiée, régler régulièrement au forfait et le tout avec un minimum de démarches.
Qui sait, peut-être le futur de l'entreprise?
littlebigman a écrit:Je pense que le plus simple serait 1) qu'un EI ne paye tout simplement pas de cotisations la première année, et 2) d'inclure dans les brochures le fait que le paiement des cotisations dans le-régime-de-droit-commun (ouf!) fonctionne comme l'Impôt sur le revenu, c.a.d. que les cotisations sont payées l'année suivante (et donc de penser à mettre l'argent de côté en prévision de, plutôt qu'en allant jouer ça au casino).

Mais à quel moment de l'année N+1 ? Car pour rester en année civile ce serait mal engagé...Il faudrait envisager le système actuel (déclaration N+1, base de calcul année N sur N-2) et ne pas payer de charges ni l'année de la création, ni l'année suivante...
D'autant qu'en décalant d'un an l'appel de charges et en imaginant qu'en 2011 par exemple on règle les charges de l'année 2010, le problème se pose lors de la radiation. Dans ce cas de figure on règlerait l'année suivante les cotisations dues au titre de l'année passée alors qu'on a cessé l'activité en question.
De même subsiste (partiellement) l'inconvénient d'une trésorerie à géométrie variable : en réglant en 2012
(année difficile par exemple) les cotisations dues au titre de l'année 2011
(année faste) on regrette encore d'avoir à utiliser une réserve qui nous serait bien utile en temps de vaches maigres.
Cela dit, on réduit le temps d'épargne de cette trésorerie.
Le débat reste ouvert !
Bien cordialement, AsdePique.